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Clermont-Ferrand : Chaïb viole une étudiante forte et indépendante qui rentrait seule tard dans la nuit

Leutnant
Démocratie Participative
15 Décembre 2020

Clermont-Ferrand, Algérie

Une romance multiculturelle à Clermont-Ferrand.

La Montagne :

Le procès a mal commencé, hier matin, devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme, à Riom… « Ramenez la coupe à la maison, allez les Bleus, allez… » Si Badreddine Chaïb refuse de se lever dans le box et de décliner son identité, faisant mine de ne pas comprendre, il connaît en revanche par cœur les paroles du « tube » du rappeur Vegedream, rendu célèbre lors de la Coupe du monde de football de 2018.

Chaïb est déjà fronssé.

Le regard dans le vide, le trentenaire chantonne en langue arabe et en français. Usurpateur ? Ou conséquence d’un traitement médicamenteux ? Toujours est-il que la cour n’obtient pas de réponse. Et ce malgré la présence d’une interprète, même si cet Algérien semble maîtriser correctement la langue de Molière. Son avocate, Me Anne Paccard, demande le renvoi du procès, estimant que son client n’est pas en état de comparaître. La cour s’y oppose.

« J’avais trop bu… C’est elle qui est venue… C’est elle qui a enlevé ses vêtements… C’est elle qui s’est mise sur moi… »

Le soir des faits, le 22 septembre 2018, l’accusé aurait bien parlé en français à la victime. « Je veux juste le sexe, sinon je tue. Si tu te débats, je te tue », aurait-il menacé, en tenant fermement une étudiante de 22 ans, tout en l’entraînant de force entre deux voitures, place Salford, à deux pas de la place Delille, dans le centre-ville de Clermont-ferrand. Avant de la frapper, puis de la violer (des traces de son sperme ont été retrouvées sur la jeune femme).

À l’audience, l’accusé ne chante plus. C’est d’une voix saccadée qu’il réfute laborieusement les accusations. « J’avais trop bu… C’est elle qui est venue… C’est elle qui a enlevé ses vêtements… C’est elle qui s’est mise sur moi… » Le visage tuméfié de la victime ? « Les blessures, elle en a rajouté pour m’accuser. »

Ces quelques minutes ont paru « des heures et des heures » à la victime qui n’a radicalement pas la même version que Badreddine Chaïb. « Nos regards se sont croisés, il a dit quelque chose que je n’ai pas compris. J’ai continué mon chemin et j’ai entendu des pas derrière moi… » La jeune femme raconte son calvaire. Avec calme et dignité.

Quelques minutes après les faits, la jeune femme rentre chez elle et appelle son petit ami. « Quand je suis arrivé, elle avait encore des bouts d’herbe sur ses vêtements. J’ai compris… Au début, elle ne voulait rien dire, elle voulait juste aller acheter la pilule du lendemain », se souvient-il.

Ce soir-là, l’étudiante rentrait d’une soirée chez des amis. Juste avant d’arriver place Salford, elle est passée devant l’immeuble de son petit ami, rue du Port. « J’étais chez moi mais elle s’est trompée de sonnette, ce qui fait que je ne l’ai pas entendue. »

Le portable de la jeune femme était déchargé. Elle a donc poursuivi son chemin, pensant rentrer tranquillement chez elle, vers la gare. Sauf que cette nuit-là, elle a croisé la route de Badreddine Chaïb.

Le féminisme festif comporte des petits risques.

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